vendredi 3 février 2017

Futur, quand tu frappes


Dans un peu moins d'un mois, ma candidature figurera parmi une tonne de dossiers d'adolescents de mon âge ne souhaitant qu'une chose: être accepté dans son programme au CÉGEP.

Sans plaisanter, ça fait plus de trois ans qu'on me parle de cette fameuse application aux études supérieures. J'en ai stressé de diverses manières: par mon manque de talent en maths, mes notes de français et mon ignorance face à ce que je veux faire plus tard. Au fur et à mesure des années, je suis passée au travers de plein de choix de carrière. Médecin, avocate, publiciste, écrivaine, animatrice, designer d'intérieurs... Maintenant et depuis quelque mois, voir un an, mon choix s'arrête sur les communications, qui semble comme une évidence à mes yeux. J'ai toujours aimé l'écriture, internet, le montage vidéo, parler, m'exprimer, partager. Je ne sais pas encore exactement ce que je veux faire plus tard, mais je connais mon domaine, enfin, je crois.

J'ai toutefois cette peur constante de ne pas avoir fait les bons choix. Est-ce que ne pas me plier en quatre pour continuer mes cours de sciences et de maths Sciences Naturelles va me nuire? Est-ce que je vais avoir besoin d'un cour plus qualifiant que multimédia et histoire du XXe siècle? Est-ce que j'aurais une envie soudaine d'aller en science nature et je devrais à ce moment faire mes cours de chimie et physique?

J'ai longtemps succombé au stress que l'avenir me faisait vivre. En secondaire 4, je me suis retenue de ne pas aller en cour de Leadership et plein air, où j'aurais eu du plaisir à jouer dehors et faire encore plus de sport que ce que je faisais déjà, au lieu de faire mes sciences fortes et je me suis arraché l'équivalent de deux têtes de cheveux en cours de maths SN. J'ai passé des soirées et des nuits à étudier la biodiversité et les paraboles qui me faisaient, sans vouloir être vulgaire, vraiment chier (oups!)

Je sens maintenant que je prends le bon chemin, mais comment en être si sûre à seulement 17 ans? Comment connaître ce que j'aime comme boulot alors que tout ce que je fais, c'est rester assis sur une chaise et prendre des notes toute la journée? Comment pouvons-nous prendre de si grosses décisions alors que je ne sais même pas comment organiser mon samedi soir comme une ado normale?

Je suis, contrairement à d'autres, une fille qui fait pas mal confiance au futur malgré mes inquiétudes. Comme dans la chanson Ti-cul des Cowboys fringants, je crois que le vrai bonheur dans la vie c'est de ne pas savoir comment notre petite histoire va se terminer. De cette façon, on fait face à des défis qui nous révèlent, nous font, certainement, rusher, mais on a aussi  de belles découvertes et de belles rencontres qui peuvent se faire sur un petit coin de vie, alors qu'on ne suit aucunement notre plan de départ.

Bref, futur, tu fesses en ce moment. Tu me fais un peu peur, je te l'avoue, mais s'il te plait, laisse-moi encore un moment pour prendre de grosses décisions, après on se reparlera. 
dimanche 29 janvier 2017

Et on recommence


J'ai pas mal délaissé l'écriture et les médias durant les derniers mois. Par manque de motivation, manque de temps, manque de sommeil (oups!) et manque de sujets.

2017 a commencé il y a presque un mois et j'ai pris en main la plupart de mes résolutions. Comme:

  • Mieux manger et faire plus attention à la quantité de viande que je mange;
  • Étudier, étudier, étudier (comme si je ne le faisais pas assez en 2016!);
  • M'impliquer plus dans ma communauté;
  • Être plus reconnaissante pour la vie que j'ai en ce moment.
Mais, il me manquait un petit truc pour bien respecter ma liste de résolutions que j'avais décidé à bien respecter cette année.

J'ai pris la résolution d'écrire plus. Depuis le début de l'année, j'ai recommencé à écrire dans un cahier, où j'y inscris tout ce qui me passe par la tête, du récit de ma journée, en passant par des citations que j'aime et par l'organisation. Mais, je trouvais qu'écrire dans ce cahier qui sera seulement lu par la "moi du futur" est trop personnel. J'ai besoin de partager, d'écrire pour les autres, d'influencer et, etc. J'ai également pris la résolution de rendre mon quotidien plus divertissant. De ne plus vivre dans une routine trop ennuyante ne se limitant qu'à aller à l'école, étudier, manger, dormir. J'ai besoin de me reprendre en main et de ne plus dépendre du futur et de mon quotidien pour passer de belles journées.

C'est ce qui m'a poussée à recommencer à écrire ici. Bon, je n’écrirais sûrement pas autant que dans mon petit cahier, je ne crois pas que savoir ce que j'ai mangé durant ma semaine vous intéresse vraiment.

Je veux reprendre ce blogue en main. Écrire, prendre des photos et partager. Mais, dans les derniers mois, j'ai également développé un petit dégoût sur le principe des médias sociaux. Je trouve que les gens parlent trop d'eux-mêmes, partagent que leur face, toute retouchée à l'aide des milliers d'applications disponibles sur les téléphones et ne se fient plus au principe de base des réseaux sociaux: partager. Je dois avouer que j'ai eu peu peur de tomber dans ce principe autant sur mon blogue que sur Instagram, Facebook, Snapchat. Je ne veux pas seulement être une forme de divertissement. Comme je l'ai écris plus haut, je veux principalement partager mes pensées, influencer et aider. Je ne veux plus avoir cette habitude de me vanter sur les réseaux comme je l'ai fait durant quelques années. Je crois qu'il y a une limite à partager sa vie au travers d'internet, mais ce n'est pas obligé d'être une limite encombrante.

C'est en me basant sur ce brainstorm que j'ai eu avec moi-même que je vais essayer de réécrire comme je l'ai fait durant les derniers mois de 2016.

Ça sera une belle année d'écriture et de partage, j'en suis sûre!
dimanche 2 octobre 2016

Color Run Night AKA La fois où j'ai couru sans chialer


Surement que les gens qui me connaissent personnellement vont rire en lisant le titre. QUOI?! Sandrine a fait une course?

À vrai dire, j'ai toujours été mauvaise en sports. Depuis que je suis au secondaire, j'ai toujours fini dans les dernières au cross-country de fin d'année, que je finissais avec une grosse crise d'asthme qui me donnait une belle heure de repos à l'infirmerie. S'en est même rendu un running gag avec mes amis. 

Quand je me suis fait proposer de courir au Color Run, j'étais un peu indécise, mais au final j'ai accepté en me disant Au pire, je marcherais! Et plus en plus que la course arrivait, plus j'avais peur,

Et si j'avais une crise d'asthme?
Et si mes jambes me faisaient encore souffrir?
Et si j'avais un malaise...?
Finalement, j'y suis allée, sans ma pompe, en me disant que j'allais faire ce 5 km au complet sans penser à mes bobos inexistants.

Et au final, je me suis surprise! 

Oui, j'ai marché évidemment, mais je ne me suis jamais sentie mal durant la course. Je n'ai jamais voulu abandonner durant tout le long de la course et je me suis plus amusée qu'autre chose. Rendue à la ligne d'arrivée, je doutais même de la distance, qui était de 5 km. J'en voulais plus, je voulais limite refaire la course au complet!


Bref, cette course était ma première, mais certainement pas ma dernière :)




vendredi 9 septembre 2016

Quand l'improvisation est entrée dans ma vie

Cette année, je vais vivre ma dernière année d'improvisation au secondaire. Ces 4 et bientôt 5 années auront bien évidemment marqué ma vie à jamais. Cet art fait partie de ma vie pour toujours, c'est rendu une passion qui me colle à la peau. C'est simple, si je ne fais pas d'impro, j'y pense, j'en prévois, je passe du temps avec mon équipe...


J'ai commencé l'improvisation en 2012. Je n'avais pas d'amis dans ma nouvelle école secondaire et je voulais absolument essayer quelque chose de nouveau qui se faisait en groupe pour pouvoir faire connaissance avec d'autres élèves. Je n'étais pas forte dans les sports, alors que j'avais choisi une école sportive (intelligente la fille) offrant plus d'activité physique que d'art, qui était ma grande force. Alors quand j'ai appris qu'il y avait quatre belles équipes d'improvisation m'ouvrant grand les portes à une nouvelle expérience et à un groupe d'amis futur, j'ai sauté sur l'occasion. J'ai donc fait les auditions et j'ai été prise!

Ça a été une belle découverte! Je me suis fait des amis que je ne veux jamais perdre, j'ai rencontré des gens de d'autres écoles durant nos tournois... Je suis littéralement tombée en amour avec ce style de théâtre.

Pour tout dire, en secondaire 1, je n'avais pas une grande confiance en moi, sortant d'une horrible expérience au primaire, je n'arrivais pas à ne pas me prendre au sérieux et à ne plus penser aux impacts de tous mes faits et gestes. Au fil des années, l'ambiance durant les matchs et dans les équipes m'a poussée à ne plus trop me prendre au sérieux et à me laisser aller non seulement sur scène, mais dans la vie de tout les jours.

J'ai aussi découvert ce qu'est vraiment une deuxième famille. Lors de ma deuxième année, j'ai dû faire face à plein d'événements aussi déstabilisants les uns que les autres. Mais malgré tout, mon équipe et les autres membres sont restés là pour moi. Certains me changeaient les idées, d'autres m'offraient leur oreille. J'ai appris ce que c'était avoir de vrais amis, qui nous épaulent tout le temps, même dans les moments plus difficiles. Maintenant, j'ai une confiance totale chez ces personnes qui forment un genre de mini famille.

L'impro m'a aussi montré plein de ses facettes. L'animation, l'art, le théâtre... Jouer à ce jeu m'a aussi appris à foncer dans la vie, comme si chaque tranche de notre vie était un sketch: ça ne dure pas éternellement, alors pas grave si on se plante ou si on ne voulait pas aller dans telle ou telle direction, tout va se terminer un moment ou un autre et on pourra se reprendre plus tard. Depuis que je pratique ça, j'ai pris plein d'initiatives et foncé souvent vers de nouveaux horizons. Le tout m'a un peu (beaucoup) appris à avoir confiance en moi.

J'ai appris au fur et à mesure à être la vraie moi. L'improvisation m'a montré qu'il y a de la place pour tout le monde, que personne n'est mis de côté. De plus, entre équipes, ce n'est pas des relations de haine et de compétition qui se forment, on a du fun entre nous durant et hors des matchs, pendant les tournois et même à l'extérieur de ce monde dans lequel je me sens si bien. Je fais partie d'un groupe ne laissant aucun individu derrière et acceptant tout le monde, peut importe la personnalité, les goûts ou les conditions, comment détester ça?

Il y a tant d'autres choses à souligner... Mais on dirait que je manque de mots (pour une fois...) et que je ne sais pas comment expliquer ce sentiment d'épanouissement que j'éprouve lorsque j'ai les deux pieds dans cet univers.  Mais pour toi, chère personne qui vient de lire tout ceci, si jamais tu hésites encore ou que tu te cherches une activité où te faire des amis ou si tu manques cruellement de confiance en toi, je te pousse à te lancer dans cette belle activité. Je te jure que tu ne le regretteras pas, crois moi.

Improvisation, je t'aime et je veux rester là à jouer avec toi le plus longtemps possible, parce que tu me fais du bien.
mercredi 24 août 2016

Quand ma petite sœur joue devant ma caméra

Je n'aime pas prendre des portraits, parce que je ne sais pas trop comment capter l'instant, comment faire paraître une émotion dans une image...

Mais j'aime bien me pratiquer sur ma petite sœur qui adore jouer devant la caméra et cette fois-ci, je trouve que nous avons toute les deux fait du beau travail. J'adore jouer avec les couleurs et les agencer avec ses magnifiques yeux bleus-gris (dont je n'ai pas hérité, malheureusement), et prendre sa petite beauté naturelle.