Petite vie

Ce que j'aimerais dire à l'étudiante de secondaire 2 que j'étais

19 h 10

Cette semaine, j'ai senti que la fin de mon secondaire est de plus en plus proche, à moins d'un mois du moment présent pour être précise. Nous avons écrit en secondaire 2, il y a plus de 3 ans, une lettre dédiée à nous même, que nous ouvrirons en secondaire 5. Je dois avouer avoir été touchée par les mots que la jeune Sandrine de 13 ans a écrit. Cette fille que j'étais à ce moment de ma vie était totalement perdue, autant en amour qu'en amitié, essayait de jongler entre sa vie à la maison, celle à l'école et sa vie sociale. Ça m'a tellement touchée que si je croisais cette petite Sandrine de 13 ans à ce moment même, je la prendrais sans hésiter sous mon aile, et je ne dis pas ça pour faire pitié ou simplement parce que cette jeune serait "moi-même" (ouh la, c'est difficile à penser), mais bien parce que je crois que tous les adolescents de cet âge ont besoin d'une personne plus âgée qui peut les épauler et les guider un peu.
Voici donc ce que j'aimerais dire à la Sandrine de secondaire 2 si j'en avais la chance.


1. Les amis que tu as actuellement ne resteront probablement pas avec toi pour le restant de ton secondaire.


C'est triste, mais c'est la réalité. Les amis que j'ai en ce moment, mis à part les très bons, ne sont pas les mêmes que ceux que j'avais il y a 3 ans. Oui, les chicanes et les engueulades, ça nous fait de la peine, mais dis-toi que si ça ne fonctionne pas encore et encore, problème après problème, c'est peut-être mieux de laisser tomber cette amitié. Question de garder un peu d'énergie pour les bonnes personnes.



2. Avoir un chum, ce n'est pas la première chose à mettre sur ta BucketList du secondaire.


Ah lala, les garçons, les faux espoirs et les cœurs brisés. Oui, c'est difficile à comprendre quand on en est à notre première relation, même encore à 17 ans, c'est difficile, et ça le sera surement dans le futur aussi. Le secondaire, c'est fait pour rencontrer des personnes, qui forgeront peut-être ton caractère au fur et à mesure, ça te montrera ce que tu aimes chez les gens, ce que tu veux comme relations et, etc. Je ne dis pas qu'un copain au secondaire, c'est absolument à éviter, mais que chercher constamment à vivre une aventure amoureuse avec quelqu'un serait une idée à laisser de côté. Ça va seulement te briser le cœur pour des gens qui n'en valent pas la peine et des relations déjà perdues d'avance. Attends donc pour le bon gars, lui il prendra soin de toi et te fera sentir encore plus spéciale que ceux qui n'en ont rien à foutre de toi.


3. Oublie les notes, mais pas trop.


Oui c'est sûr, les notes, c'est très important, et de plus en plus elles le seront lors de ton parcours au secondaire. Je ne dis pas qu'il faut se foutre de ses notes, mais vouloir à tout prix un 90% en math, alors qu'avec tous tes efforts, tu ne reçois qu'un 74%, c'est peut-être mettre la barre un peu trop haute. Un moment donné, il faut accepter que notre capacité à réussir dans certaines matières ne soit pas la même que nos camarades de classe. L'un sera meilleur en sciences, alors que l'autre le sera en art dramatique. Ce n'est pas une question d'intelligence ou de stupidité, nous sommes tous brillants. Il existe autant de types d'intelligence que de personnes, il ne faut pas l'oublier.

4. C'est normal de se chercher.

Et encore à 17 ans, je peux l'affirmer, on ne s'est pas encore trouvé à 100%. À 14 ans, on se demande qui sont nos amis, il y a les amours qui commencent, on se demande ce qu'on devrait faire comme activité parascolaire, nous jonglons entre les matières et on doit trouver la motivation à continuer notre chemin. À 17 ans, il y a encore toutes ces inquiétudes sur la table, mais il y a le stress du futur et ses choix de carrière, les choix de cours qui te fermerons des portes, les amours et les amitiés (oui, encore ces deux-là) et plus encore. L'adolescence est un océan de questions, qui seront pour la plupart sans réponses. Mais il y a toujours les bonnes personnes à tes côtés pour te guider vers le bon chemin.

5. Apprends à danser sous la pluie.

Pour certains, la période de l'adolescence est remplie de problèmes par dessus problèmes. C'est le moment idéal pour apprendre à se laisser aller et à mettre ses problèmes de côté lorsqu'on en a besoin. Oui, ce passage peut s'avérer difficile, mais l'adolescence est le moment où nous devons profiter de notre jeunesse. Expérimente, rie, joue, danse et laisse-toi couler vers des expériences extraordinaires, c'est le moment! Ta vie d'adulte est plus tard, alors profites-en pour t'amuser, en oubliant tout le reste.


Photographie

NEW YORK - jour 2

21 h 08

Le 7 mai était notre première vraie de vraie journée dans la grosse pomme. Nous avons visité le MET Museum (avec les fameux escaliers de Gossip Girl...), le musée d'histoire naturelle où le film une nuit au musée fut filmé, nous avons marché, puis nous nous sommes aussi perdus dans Central Park où nous avons mangé les meilleures frites que nous avons jamais goûté. Puis, nous avons fini notre journée à Time Square, où nous avons pu souper et magasiner un peu (oui, mon portefeuille a eu un peu mal, vive le taux de change!). C'était une journée si mouvementée que je n'ai même pas pris assez de photos pour immortaliser la totalité de cette journée.






Photographie

NEW YORK - jour 1

20 h 47

Je suis revenue de New York il y a exactement une semaine, et sérieusement, je m'ennuie déjà de cette ville. C'était la première fois que je visitais les États-Unis et clairement, j'ai eu un gros coup de coeur pour nos cousins américains. 

Je suis partie avec mon école à 3h00 du matin le 6 mai, alors nous avions toute la journée pour oui, être crevés, mais aussi pour profiter de la ville hors de la saison du tourisme. Nous avons visité l'île de la statue de la liberté, le quartier des affaires, le HighLine avec le Chelsea Market, le Brooklyn Bridge et la petite Italie en passant par le quartier chinois. C'était une grosse journée autant de marche, de visite et de prise de photo (oupsi!)








Petite vie

Futur, quand tu frappes

21 h 11


Dans un peu moins d'un mois, ma candidature figurera parmi une tonne de dossiers d'adolescents de mon âge ne souhaitant qu'une chose: être accepté dans son programme au CÉGEP.

Sans plaisanter, ça fait plus de trois ans qu'on me parle de cette fameuse application aux études supérieures. J'en ai stressé de diverses manières: par mon manque de talent en maths, mes notes de français et mon ignorance face à ce que je veux faire plus tard. Au fur et à mesure des années, je suis passée au travers de plein de choix de carrière. Médecin, avocate, publiciste, écrivaine, animatrice, designer d'intérieurs... Maintenant et depuis quelque mois, voir un an, mon choix s'arrête sur les communications, qui semble comme une évidence à mes yeux. J'ai toujours aimé l'écriture, internet, le montage vidéo, parler, m'exprimer, partager. Je ne sais pas encore exactement ce que je veux faire plus tard, mais je connais mon domaine, enfin, je crois.

J'ai toutefois cette peur constante de ne pas avoir fait les bons choix. Est-ce que ne pas me plier en quatre pour continuer mes cours de sciences et de maths Sciences Naturelles va me nuire? Est-ce que je vais avoir besoin d'un cour plus qualifiant que multimédia et histoire du XXe siècle? Est-ce que j'aurais une envie soudaine d'aller en science nature et je devrais à ce moment faire mes cours de chimie et physique?

J'ai longtemps succombé au stress que l'avenir me faisait vivre. En secondaire 4, je me suis retenue de ne pas aller en cour de Leadership et plein air, où j'aurais eu du plaisir à jouer dehors et faire encore plus de sport que ce que je faisais déjà, au lieu de faire mes sciences fortes et je me suis arraché l'équivalent de deux têtes de cheveux en cours de maths SN. J'ai passé des soirées et des nuits à étudier la biodiversité et les paraboles qui me faisaient, sans vouloir être vulgaire, vraiment chier (oups!)

Je sens maintenant que je prends le bon chemin, mais comment en être si sûre à seulement 17 ans? Comment connaître ce que j'aime comme boulot alors que tout ce que je fais, c'est rester assis sur une chaise et prendre des notes toute la journée? Comment pouvons-nous prendre de si grosses décisions alors que je ne sais même pas comment organiser mon samedi soir comme une ado normale?

Je suis, contrairement à d'autres, une fille qui fait pas mal confiance au futur malgré mes inquiétudes. Comme dans la chanson Ti-cul des Cowboys fringants, je crois que le vrai bonheur dans la vie c'est de ne pas savoir comment notre petite histoire va se terminer. De cette façon, on fait face à des défis qui nous révèlent, nous font, certainement, rusher, mais on a aussi  de belles découvertes et de belles rencontres qui peuvent se faire sur un petit coin de vie, alors qu'on ne suit aucunement notre plan de départ.

Bref, futur, tu fesses en ce moment. Tu me fais un peu peur, je te l'avoue, mais s'il te plait, laisse-moi encore un moment pour prendre de grosses décisions, après on se reparlera. 

Petite vie

Et on recommence

12 h 10


J'ai pas mal délaissé l'écriture et les médias durant les derniers mois. Par manque de motivation, manque de temps, manque de sommeil (oups!) et manque de sujets.

2017 a commencé il y a presque un mois et j'ai pris en main la plupart de mes résolutions. Comme:
  • Mieux manger et faire plus attention à la quantité de viande que je mange;
  • Étudier, étudier, étudier (comme si je ne le faisais pas assez en 2016!);
  • M'impliquer plus dans ma communauté;
  • Être plus reconnaissante pour la vie que j'ai en ce moment.
Mais, il me manquait un petit truc pour bien respecter ma liste de résolutions que j'avais décidé à bien respecter cette année.

J'ai pris la résolution d'écrire plus. Depuis le début de l'année, j'ai recommencé à écrire dans un cahier, où j'y inscris tout ce qui me passe par la tête, du récit de ma journée, en passant par des citations que j'aime et par l'organisation. Mais, je trouvais qu'écrire dans ce cahier qui sera seulement lu par la "moi du futur" est trop personnel. J'ai besoin de partager, d'écrire pour les autres, d'influencer et, etc. J'ai également pris la résolution de rendre mon quotidien plus divertissant. De ne plus vivre dans une routine trop ennuyante ne se limitant qu'à aller à l'école, étudier, manger, dormir. J'ai besoin de me reprendre en main et de ne plus dépendre du futur et de mon quotidien pour passer de belles journées.

C'est ce qui m'a poussée à recommencer à écrire ici. Bon, je n’écrirais sûrement pas autant que dans mon petit cahier, je ne crois pas que savoir ce que j'ai mangé durant ma semaine vous intéresse vraiment.

Je veux reprendre ce blogue en main. Écrire, prendre des photos et partager. Mais, dans les derniers mois, j'ai également développé un petit dégoût sur le principe des médias sociaux. Je trouve que les gens parlent trop d'eux-mêmes, partagent que leur face, toute retouchée à l'aide des milliers d'applications disponibles sur les téléphones et ne se fient plus au principe de base des réseaux sociaux: partager. Je dois avouer que j'ai eu peu peur de tomber dans ce principe autant sur mon blogue que sur Instagram, Facebook, Snapchat. Je ne veux pas seulement être une forme de divertissement. Comme je l'ai écris plus haut, je veux principalement partager mes pensées, influencer et aider. Je ne veux plus avoir cette habitude de me vanter sur les réseaux comme je l'ai fait durant quelques années. Je crois qu'il y a une limite à partager sa vie au travers d'internet, mais ce n'est pas obligé d'être une limite encombrante.

C'est en me basant sur ce brainstorm que j'ai eu avec moi-même que je vais essayer de réécrire comme je l'ai fait durant les derniers mois de 2016.

Ça sera une belle année d'écriture et de partage, j'en suis sûre!

Instagram